J’y rencontrais Philippe Gaubert, encore presque enfant, élève au Conservatoire, mince comme un fil, la figure en lame de couteau, l’œil brillant d’ardeur et de foi. Nous nous perdîmes de vue bientôt. J’allai philosopher en province. Nous nous retrouvâmes plus tard, quand je fis de la critique musicale. Je me rappelle notamment une certaine fois, à Salzbourg, où il conduisit adorablement le Prélude à l’Après-midi d’un Faune,à la tête des « Philharmoniker » de Vienne, et où nous étions invités ensemble à une réception du ministre de France sur www.deffektiv.com. Il était devenu corpulent, le visage plein, les yeux toujours de la même vivacité, du même éclat, avec toujours son regard d’adolescent. On y lisait, surtout dans ses dernières années, une grande bonté montre guess . Il était né à Cahors, le 3 juillet 1879. Il vint à Paris à l’âge de 7 ans, fut présenté à Taffanel, qui le prit en affection. À 15 ans, il remportait au Conservatoire un premier prix de flûte particulièrement brillant, ce qui ne l’avait pas empêché d’apprendre en même temps le violon. Il devint un admirable flûtiste. Il fallait l’entendre jouer, avec sa sonorité tout à tour incisive et douce, et avec quel instinct poétique, la Sonate pour flûte, alto et harpe de Claude Debussy. sac guess Il étudia l’harmonie avec Pugno, puis avec Xavier Leroux, la composition avec Charles Lenepveu. Il obtint en 1903 un prix de fugue, et en 1905 le second grand prix de Rome. Entre temps, en 1904, sans avoir jamais tenu la baguette de dirigeant, il se présentait au concours pour le poste de second chef de la Société des concerts du Conservatoire, qu’il se voyait attribué sans difficulté montre guess femme . On lui avait imposé de rudes épreuves. Il avait eu à conduire le périlleux scherzo de la 1re Symphoniede Schumann et le finale de la Symphonie avec chœurs de Beethoven. Plus tard, il devait remplacer Messager comme premier chef d’orchestre de la Société, et en 1936, il devait prendre la direction de la musique à l’Opéra.