On ne saurait prononcer le nom de Fauré sans songer immédiatement à son interprète la plus qualifiée, à la merveilleuse pianiste Marguerite Long, dont le jeu sobre, souple, discret, mais d’une suprême élégance et d’un sentiment subtil et pénétrant, s’associe par des affinités étroites, aux vertus propres de l’art fauréen. Marguerite Long a tout fait pour répandre dans le public bracelet de montre guess français la connaissance et le goût des œuvres de Fauré, comme aussi de celles de Debussy et des plus marquants compositeurs de notre jeune École. Ou Paul Dukas. Depuis d’Indy, on ne sait plus conduire l’Orfeo de Monteverdi. Je ne sais pourquoi, en présence de cette vieille musique (1607), la plupart des chefs d’orchestre, comme la plupart des chanteurs, se croient obligés à un respect qui, sous prétexte de style archaïque, ralentit et refroidit terriblement l’exécution. Cette musique doit être interprétée, comme elle fut conçue, jeune, fraîche, pleine de vie, de mouvement, de douleur aussi, mais d’une douleur qui ne se fige pas dans la majesté des conventions académiques. C’est ainsi que la voulait d’Indy, et je ne connais aujourd’hui que le baryton Pierre Bernac montres guess qui la comprenne de même. Il interprète notamment l’air final : « Ô ma lyre… » d’une façon qui me ravit. Il chante la radieuse, la triomphante mélodie dans un mouvement très allant, un mouvement de marche, bien éloigné de celui que l’on prend d’ordinaire, des plus languissants et qui défigure cette page mémorable. Bernac dit le dernier couplet (l’air est à trois couplets), en retenant un peu le mouvement, et dans une intention douce et tendre pleine d’émotion très nuancée qui s’accorde parfaitement avec le sens sac guess femme des paroles. De tels artistes sont rares. À une matinée organisée au Châtelet par les Concerts Colonne à l’occasion du 80e anniversaire de Vincent d’Indy, je me souviens n’avoir rencontré, de tous ses confrères les compositeurs français, outre Gustave Samazeuilh.