Sa musique, comme la poésie de Banville, reste toujours translucide : elle a moins de matière, moins de poids que d’esprit. Elle effleure les sujets qu’elle traite et en extrait cependant le suc le plus subtil. Mais son parfum paraît parfois si léger qu’on le perçoit à peine. De cette musique, les pages sont innombrables, et j’hésite à citer ne fût-ce que quelques pièces de son volumineux catalogue guess . Il faudrait choisir entre tant de mélodies, de chœurs, d’« essais » symphoniques, d’ouvrages dramatiques, d’« études » de toutes sortes. Ces titres essais, études,reviennent sans cesse sous la plume d’un auteur qui se satisfait difficilement et qui semble renoncer à rien nous présenter de positivement achevé. Pourtant, quelle perfection d’écriture dans En mer, la nuit (poème symphonique d’après Heine, Colomer, 1904), ou dans Jacob chez Laban,pastorale biblique en un acte (Théâtre Bériza, 1925), dans les Études antiques,suite symphonique en cinq parties (1908-1914) ! Depuis 1914, ayant à gagner sa vie, Charles Kœchlin s’est fait professeur, et il a donné de nombreuses leçons. Il y a trouvé l’occasion, déclare-t-il lui-même, de perfectionner considérablement son métier sacs guess soldes . Rien n’apprend comme d’enseigner. Il a écrit dès lors de nombreuses pièces de musique de chambre et d’autres pour orchestre (mais presque pas de mélodies), des fugues, des chorals, des « chants donnés », et ses listes de compositions diverses sont interminables. Mais quelle puissance de travail possède cet homme ou quelle facilité montres guess homme ! Dans le même temps il écrivait des articles de critique ou d’histoire, toujours excellents, des ouvrages d’enseignement, et aussi des livres (son Gabriel Fauré est un chef-d’œuvre de pénétration psychologique et esthétique), jusqu’à des scénarios de cinéma. Il faisait des conférences, voyageait au loin, jusqu’en Amérique.